Affaire du GPd'Indianapolis
Michelin avoue avoir sous-évalué les contraintes du virage
Le manufacturier Michelin a admis avoir "sous-évalué les contraintes extrêmes subies par les pneumatiques" dans le virage relevé du circuit d’Indianapolis, de sorte que les pneus fournis aux écuries étaient inadaptés, dans un communiqué hier.
"Les pneus n’avaient pas de défaut intrinsèque mais ils étaient insuffisamment adaptés pour les conditions de course extrêmes rencontrées cette année dans le virage 13 du circuit", affirme Michelin.
"Le problème était que nous avons sous-évalué les contraintes extrêmes subies par les pneumatiques dans le virage 13 avec les caractéristiques spécifiques de l’année 2005", précise le directeur de la compétition Michelin, Pierre Dupasquier. Le manufacturier souligne en outre que le fameux virage 13 n’a pas d’équivalent sur les 19 circuits du Championnat du monde de F1, et qu’aucun essai n’avait été possible à Indianapolis avant la course.
"Absence d'anomalie"
Pour préparer les pneus d’Indianapolis, Michelin avait dû procéder à des simulations sur la base de résultats d’essais moins sévères réalisés sur d’autres circuits. Michelin admet que ses investigations "ont révélé que, dans le virage 13, les charges supportées par le pneu arrière gauche ont été très supérieures aux estimations les plus élevées des ingénieurs de Michelin."
"En revanche, les investigations sur les matériaux et l’architecture (...) ont confirmé l’absence de toute anomalie", poursuit le manufacturier.
"Cette analyse, pour la firme, valide parfaitement la pertinence des mesures de précaution demandées pour la sécurité des pilotes (...). Fidèle à ses principes, Michelin n’a pas sacrifié la sécurité à la performance."
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