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Le JPB > Sujet à la une 2005-06-28
Le petit océan s’agrandit
L’Aquarium de Donostia vient de souscrire un accord avec l’Abra Aquarium de Getxo pour acquérir toute son exposition.Le musée de la mer donostiar, qui célèbre cette année son centenaire, veut s’ériger comme un centre aquariologique de référence en Pays Basque et en Europe.

Depuis quelques années le Palais de la Mer de Donostia ne cesse d’améliorer son offre. Après la rénovation et l’agrandissement des installations, les responsables du musée ont acquis dix aquariums de thématique Atlantique, dont un grand bocal accueillant des méduses. Dans cette stratégie de développement du centre marin, un accord vient d’être souscrit avec l’Abra Aquarium de Getxo, musée qui va bientôt fermer ses portes.

José Luis Velaz, secrétaire de la fondation Océanographie du Gipuzcoa, ainsi que Iñaki Aginaga et Vicente Zaragueta directeur et président de l’Aquarium donostiar, sont arrivés à un accord avec les frères Jose Mari et Fernando Gorostiaga, océanologues et fondateurs de l’Abra Aquarium, musée qui n’arrive plus à se maintenir à flot.

En effet, à peine un an et demi après l’ouverture au port de plaisance de Getxo de l’Abra Aquarium, la coque économique de la société gérante a commencé à couler. Fernando Gorostiaga se défend: il refuse que la raison de la fermeture soit le faible flux des visiteurs ou le manque de soutien institutionnel. Il a expliqué que, en raison des dimensions aussi réduites, "l’Abra Aquarium n’est absolument pas né comme un projet d’avenir".

Au cours de sa première année de fonctionnement, le musée de la mer du port de Getxo a accueilli 50000 visiteurs, dont la plupart faisaient partie de groupes organisés par les centres scolaires. L’objectif d’informer et de mettre à la portée de tous, souhaité par les frères Gorostiaga a donc été atteint. Mais à partir de maintenant, cet objectif se verra démultiplié puisque leur collection siégera dans l’un des musées les plus importants de l’Europe.

"Nos fonds, surtout ceux concernant les invertébrés, recevront un très bon accueil à l’Aquarium de Saint-Sébastien. C’était une bonne occasion pour les deux parties. Nous avons réalisé notre rêve, qui n’était autre que de faire exposer nos collections". Des collections qui relèvent d’une passion d’enfants qui a commencé de façon amateur mais qui n’a cessé de se développer jusqu’à atteindre un niveau complètement professionnel.

Les deux responsables de l’Abra Aquarium n’ont pas fixé de date pour la fermeture des portes, mais ils ont annoncé que "la clôture aurait lieu très probablement cet été". C’est alors que les plus de 300 espèces marines distribuées dans 24 citernes vont voyager vers le Palais de la mer du port de Donostia, un musée qui avait auparavant aidé les frères Gorostiaga à développer leur collection. "Certaines des espèces que nous possédons nous ont été facilitées par l’Aquarium de Saint-Sébastien".

L’accord souscrit entre les deux parties prévoit la cession de treize aquariums qui concernent la flore et la faune de la Cantabrique et de l’océan Atlantique, ainsi que onze aquariums dédiés aux eaux tropicaux. L’Aquarium enrichira ainsi sa collection de récifs de coraux, d’une grande beauté et diversité. Justement c’est la thématique tropicale qui va être développée dans une première phase. Les responsables du Palais de la mer souhaitent pouvoir ouvrir la nouvelle salle vers l’automne.

Dans une deuxième phase, qui débutera en 2006, l’Aquarium ouvrira une autre salle regroupant toutes les espèces atlantiques, dont une grande variété d’algues et d’invertébrés.

Ces deux collections viennent s’ajouter aux expositions actuelles, dont celle de l’Origine de la vie composée de six aquariums qui montrent comment les différentes espèces sont capables de développer une infinité de méthodes pour chasser et pour ne pas être chassées, l’Océanaire où les visiteurs peuvent admirer les requins, la salle d’histoire navale, la salle des sciences, ou bien l’exposition photographique sur le golfe de Gascogne.

Le musée donostiar, qui collabore étroitement avec le Musée de la mer de Biarritz, fait ainsi un nouveau pas vers un objectif ambitieux: "devenir le grand centre de référence océanique sur l’ensemble du Pays Basque, mais aussi devenir une référence de l’aquariologie européenne".



Au menu, Des chipirons dans leur sauce
Il est plus habituel au Pays Basque de voir les chipirons dans son assiette, cuisinés "en su tinta" ou bien en tant qu’apéritif "à la romaine". Pourtant, l’Aquarium de Donostia nous propose un autre menu: des seiches évoluant dans leur milieu aquatique.

Le Palais de la mer donostiar vient d’inaugurer une exposition sur cette espèce, Sepia Officialis, si usuelle dans notre gastronomie. Les exemplaires, capturés près de nos côtes par Jokin Gilisagasti et Xabier Mendizabal, patron et marin du bateau Satanas Bi qui fournit habituellement l’Aquarium d’espèces atlantiques ont commencé à se reproduire en captivité.

Les femelles peuvent pondre entre 150 et 1000 ¦ufs, et meurent après la ponte. C’est alors le mâle qui prend la responsabilité de protéger les ¦ufs. L’éclosion survient entre 30 et 90 après la fécondation et dépend de la température de l’eau.

La croissance des petites seiches est rapide et leur longévité est de deux ou trois ans. L’exposition qui vient d’être inaugurée reproduit le fond sableux et les rocheux où les seiches se cachent afin de chasser et d’éviter les prédateurs.



Tout ce qu’il faut savoir sur le Requin Blanc au Musée de la Mer Biarrot
H.G.

Le grand requin blanc surnommé la Mort Blanche est probablement le prédateur marin le plus célèbre et le plus redouté au monde mais aussi le plus méconnu. C’est aujourd’hui l’une des espèces menacées de disparition. Le Musée de la mer de Biarritz nous propose un face à face impressionnant avec un grand requin blanc de taille réelle.

Cette nouvelle exposition du Musée de la mer biarrot propose des photos impressionnantes prises lors d’expéditions scientifiques au large de l’Australie. Par ailleurs, à travers la technologie multimedia, le photographe sous-marin Patrice Héraud immerge les visiteurs dans une cage à requin à 30 mètres de profondeur et leur fait rencontrer les grands requins blancs.


 
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