L’Office de la langue répond à l´appel de Gure Irratia avec 50 000 euros
·Max Brisson annonce que 50 % des frais d’équipement seront financés et que l’aide pourrait même augmenter
L’Office Public de la politique linguistique Euskara (GIP) n’est pas resté sourd à l’appel lancé par Gure Irratia, afin que les institutions locales participent aux frais de la réinstallation de la première des radios bascophones.Max Brisson, président de l’Office de la langue, a annoncé hier que l’Office participera aux frais de déménagement et de réinstallation de la station à Ustaritz, la radio étant obligée de quitter ses studios bayonnais.. L’Office, composé des partenaires de l’Etat, la Région, le département, le Syndicat Intercommunal pour le Soutien de la Culture Basque et le Conseil des Elus du Pays Basque, a donc décidé de mettre la main à la poche et de soutenir la radio, en versant une aide "exceptionnelle" qui couvrira 50 % des frais d’équipement. Une aide qui pourrait aller même au-delà des 50 000 euros, selon Max Brisson, qui s’est engagé à réunir le conseil d’administration "si cette aide à l’équipement ne s’avérait pas suffisante". "Si Gure Irratia se trouve dans une situation critique, je réunirai à nouveau le Conseil d’administration afin d’étudier une augmentation de l’aide" a informé l’élu biarrot. En effet, Gure Irratia avait émis une demande de 60000 euros. "Aujourd’hui nous ne travaillons que sur des devis" rappelle le président, assurant que les aides seront versées sur présentation des factures. Par ailleurs cette aide conséquente, "exceptionnelle pour frais d’équipement et de déménagement", s’ajoute aux aides de fonctionnement déjà versées par l’Office aux trois radios en langue basque, rappelle Max Brisson. Cette intervention, devient la première des réalisations précises de l’Office Publique de la Langue en matière de politique linguistique, depuis sa création en janvier dernier. Une prise en charge qui sort des lignes de subventions déjà prévues auparavant.
Enquête
Par ailleurs l’Office ne compte pas en rester là est souhaite réaliser une "radiographie complète" de l’audiovisuel en Pays Basque nord. Ainsi une enquête exhaustive sera menée dans les prochains mois, afin de connaître précisément l’offre actuelle en langue basque en matière de radiophonie et de la télévion. Les taux d’audience, les plages horaires, les attentes du public etc., seront étudiés. Un cahier de charges strict a été fixé par l’Office public, et un appel d’offres à la concurrence a été lancé afin qu’un cabinet spécialisé mène l’étude. D’après Max Brisson, cette enquête permettra de travailler sur de nouvelles bases et d’imaginer le développement de l’offre audiovisuelle en langue basque.
Accord pluriannuel
Le conseil d’administration de l’Office Public qui s’est réuni jeudi soir, est également arrivé à un accord sur un plan pluriannuel pour le développement de l’enseignement en langue basque et du basque. La proposition présentée par le président Max Brisson a été acceptée par tous les partenaires, et notamment par le Rectorat de l’Académie de Bordeaux, de l’Education nationale. Quelques amendements ayant été présentés de part et d’autre, il reste à peaufiner le texte final qui sera largement présenté au public vendredi prochain lors d’un point presse.Il s’agira là de rendre publiques les propositions qui seront faites afin d’assurer un développement par la création de postes d’enseignants. Un plan très attendu dans les différentes filières de scolarisation en langue basque, notamment après plusieurs années de rentrée crispée. Le plan pluriannuel est l’un des deux volets majeurs de l’Office Public, réalisé en partenariat avec le Rectorat.
Concert de soutien samedi prochain
Une première partie du chemin est donc réalisée, mais il reste encore une longue distance à parcourir afin d’arriver aux 185 000 euros nécessaires pour que le déménagement puisse se faire dans de bonnes conditions. Avec les 50 000 euros obtenus, auxquels s’ajoutent 12 000 euros de dons, c’est un tiers du budget global qui a été obtenu. "Il nous reste à trouver deux tiers encore"souligne Agus Hernan directeur de Gure Irratia, se disant satisfait de la réponse donnée par l’Office Public."Néanmoins, notre cri d’alarme reste en vigueur, et nous espérons que l’exemple de l’Office Public fera que d’autres structures se mobilisent pour sauver la première des radios bascophones" souhaite-t-il. Ainsi, ils se sont rapprochés des Mairies afin qu’elles participent à la sauvegarde de l’euskara par une subvention exceptionnelle. Le directeur de la station, dit être "conscient que nous ne sommes pas la seule structure ¦uvrant pour la langue basque qui connaît une situation difficile". "Nous ne sommes pas, ni les premiers, ni malheureusement les derniers" commente-t-il, souhaitant que les budgets de l’Office public de la langue basque et de l’Institut culturel basque "augmentent significativement" pour venir en aide lors des situations de crise comme celle que connaît Gure Irratia. Samedi 22 octobre Pour franchir cette ligne d’arrivée, Gure Irratia a prévu plusieurs initiatives, dont le concert prévu samedi prochain, 22 octobre, à la Gare du Midi de Biarritz. Anje Duhalde, Niko et Dominika Etxart, Robert Larrandaburu, Caroline Philipps, le groupe Pil Pil, Maialen Errotabehere, Xabaltx, Amaren Alabak, Maddi Oihenart, Kattalin Indaburu et Unama se succéderont sur la scène pour un concert inédit.
|