La douceur d'arrière-saison réchauffe cette matinée parée de ciel bleu, de palombes et de ces innombrables camping-cars garés en groupe dans les moindres prairies ouvertes et tout autour du stade de football d’Espelette. La Fête du Piment 2006 ne commencera qu’aujourd’hui, mais déjà les places sont chères. Certains sont là depuis une semaine.
La salle Napurrak qui jouxte le terrain, accueille pour la 8ème fois, ce concours amical de poudre d'AOC Piment d'Espelette, organisé par le Centre de Formation Agricole d'Hasparren et le Syndicat de l'AOC Piment d'Espelette.
Une trentaine de dégustateurs ont été convoqués pour juger pas moins de 37 producteurs de Piment, l'enjeu est d'importance car seules les poudres qui obtiendront la moyenne de 12/20, pourront aller à Paris au Concours Général Agricole.
A l'issue d'un premier jugement réparti sur 6 tables, 6 poudres sont sélectionnées, et vont ensuite être jugées par le jury de finale composé de : Mesdames Marie Chato, Laurence Legagnoa Messieurs J-Jacques Bort, José Casuso, Dominique Massonde, Ramuntxo Olhagaray et Pierre Oteiza.
C'est le Gaec Haranea d'Itxassou qui l'emporte représenté par Gilles Billaud, qui exploite 10000 pieds de piments avec son associé Christian Aguerre. A signaler les performances de ce piment qui s'est classé 2ème l'an dernier, a eu les autres années une place de 3ème et de 4ème dans ce même concours et surtout a eu par deux fois une médaille d'or au Concours Général Agricole de Paris.
Deuxième, Vincent Hurepeau d'Espelette, puis suivent Pierre Olhagaray en troisième Elisabeth Hiriart, Michel Legagnoa "Elharra" et Laurence Lastiry.
Gilles Billaud déclare, qu'il a une toute petite exploitation et que depuis 5 ans il essaie de ne faire que du bon et biologique depuis le départ, en suivant les conseils des anciens et le cahier des charges de l'AOC, sans doute son terroir est bien exposé, il rajoute que cette année est une bonne saison avec un temps idéal et que le Piment sera bon. Le tout biologique impose des contraintes, pas de produits chimiques et rotation annuelle des parcelles obligatoire.
Vu les bons résultats, il y a là matière à réflexion.