Des positions différentes pour définir l'oeuvre
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a publié hier une synthèse de ses auditions pour une nouvelle définition de l'oeuvre audiovisuelle, relevant que les propositions exprimées par les intéressés étaient "très tranchées et assez peu conciliables". La définition de l'oeuvre audiovisuelle, abordée dans le projet de loi sur la télévision du futur dont l'Assemblée nationale va débattre fin janvier, influence la programmation des chaînes, qui doivent respecter certains quotas de production, et détermine l'octroi des subventions. Le CSA, qui se garde de toute conclusion pour, dit-il, ne pas influencer le débat parlementaire, souligne que les positions exprimées lors de ces auditions de 2005, "sont apparues assez peu conciliables entre auteurs et producteurs et diffuseurs privés". La Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques a proposé une solution de compromis selon laquelle les chaînes devraient consacrer une part importante de leurs investissements à la production. Les diffuseurs privés, pour leur part, sont favorables à une définition "qui allie garantie des investissements, sécurité d'application et adaptation aux nouvelles formes télévisuelles". Le CSA relève qu'auteurs et producteurs dénoncent une "dérive" de la définition de l'oeuvre, qui conduit à classer comme telles toutes sortes d'émissions, y compris de télé-réalité.
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