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Ciocarlia, une dégaine plus vite que son ombre
·La fanfare roumaine présente un CD pas que Rom au festival Bi Harriz lau xori
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Logique, si la fanfare Ciocarlia passe pour être dopée à l’adrénaline, c’est que les tournées doivent être épuisantes pour les musiciens.A Biarritz hier, la "fanfare la plus rapide de l’est roumain" affichait deux de tension.A contrario, on pourrait en déduire que le concert de ce soir sera inversement énergique. Car la fanfare du village rom de Zece Prajini, à deux pas de la frontière moldave, est depuis plusieurs années précédée d’une solide réputation, y compris au Pays Basque ou Ciorcalia s’est produite une dizaine de fois.Au menu, musique traditionnelle, et tout ce qui passe par leurs oreilles à condition de le reproduire à un rythme endiablé.Une pratique qui date du temps où le groupe n’avait pas encore de nom, seulement une vocation à rythmer la vie d’un petit village de 200 âmes.Ces musiciens du dimanche qui travaillaient la semaine avaient déjà une bonne propension à tout accélérer, et selon la noce à célébrer, à se laisser griser par les facéties musicales entendues ça et là.C’est ainsi que ces noceurs, bien arrosés, accommodaient déjà la musique de Abba ou le générique de Dallas à leur sauce, sans plus de prétention que celle non la moindre d’amuser la galerie. Une galerie qui s’est notablement agrandie depuis que deux musiciens allemands sont tombés raides dingues de ces rythmes enlevés et leur ont ouvert les portes des vastes scènes.
Horizon musical
La vie de ces ouvriers a changé il y a une dizaine d’années et devenus professionnels, ils ont encore élargi leur horizon musical. "Depuis que nous sommes musiciens professionnels, nous avons intégré dans nos morceaux d’autres influences, comme la musique turque, la musique des Balkans" confiait hier l’un des trompettistes, sous le regard indifférent d’un manager irascible qui préférait étiqueter le groupe sous le label de musique "Gipsy".Certes, mais les musiciens ne sont pas pour autant dans le folklore et font feu de tout bois en affichant autant de passion pour la célèbre musique de James Bond que pour celle d’un jeu électronique.Dès lors leur rencontre avec le groupe Burrunka s’annonce sous les meilleurs auspices.Si les musiciens de Ciocarlia se disent "ouverts à la musique qu’on peut jouer ici", du côté de la batukada basque, on affûte déjà ses percus et ses gaita.Burrunka a de longue date mis à son répertoire un morceau de Ciocarlia.Festival Bi harriz lau xori Vendredi 23 mars.Fanfare Ciorcarlia et Burrunka. 21h.Gare du Midi.Biarritz.Tarifs de 10 à 20 euros.
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