Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Sujet à la une 2007-03-23
3000 mains vers Pampelune
La 15e Korrika s’est élancée de Karrantza sous la pluie sans que celle-ci modère l’ardeur des défenseurs de l’euskara. Trois générations ont successivement pris le témoin sur les premiers mètres de la course qui doit arriver à Pampelune le 1er avril

Ponctuelle sur l’horaire, la quinzième Korrika s’est élancée hier à 17h30 de la place de Karrantza en Biscaye pour 2790 kilomètres de course relais en faveur de l’euskara. La pluie n’a pas tempéré l’enthousiasme des nombreux participants à ce qui est devenu l’une des manifestations les plus importantes du calendrier des bascophones. Comme tous les deux ans, plus de 3000 mains vont se transmettre le témoin en bois surmonté d’un petit ikurriña et recelant un message qui restera secret jusqu’à l’arrivée à Pampelune le 1er avril.

Le départ de Karrantza a été particulièrement émouvant hier avec la succession de trois générations sur les premiers mètres de la course-relais. L’écrivain Karlos Santiesteban, originaire de Karrantza, a reçu le témoin des mains de sa mère âgée de 70 ans, avant de le transmettre à son tour à sa fille à la fin du premier kilomètre. Une façon pour les organisateurs de souligner l’importance de la transmission familiale pour faire vivre l’euskara et de rendre aussi hommage aux femmes bascophones, qui ont joué un rôle particulièrement important à ce niveau. Les femmes et leur action au fil des ans en faveur de la langue basque représentent en effet l’un des thèmes principaux de cette quinzième Korrika. Elles seront ainsi honorées tout au long des dix jours de course.

La fièvre qui s’est emparée de Karrantza hier va se transmettre à tout le Pays Basque au fil des heures. Signe que l’événement est de taille pour la petite localité enclavée de la pointe ouest de la Biscaye, les élus locaux ont inauguré hier une plaque mentionnant que la course a pris son départ de ce lieu où la Korrika n’était jamais passée jusque-là. Bien que la région soit peu bascophone, le fait a été qualifié d’"historique" par la municipalité qui a voulu laisser une trace pour la postérité. "Korrika 15-AEK. Karrantza-Iruñea. Euskara hitz eginez herri bat osatzen dugu euskaldunok. Euskal Herria euskararen herria" [Korrika 15-AEK. Karranza-Pampelune. Nous, les Basques formons un pays en parlant en euskara. Le Pays Basque, pays de la langue basque] dit la pancarte.

Le témoin en bois est désormais sur les routes d’Araba, précédé du camion habillé aux couleurs de la course d’où fusent en boucle les encouragements et les chansons composées à l’occasion de chaque édition, pour transcender les plus sportifs comme les coureurs d’un jour. C’est le rockeur souletin Niko Etxart qui a habillé de ses rythmes la chanson de l’édition 2007.

Comme à Karrantza hier, ils seront des centaines sur les routes du Pays Basque durant dix jours. Les plus jeunes auront l’occasion de s’échauffer ensemble grâce aux multiples Korrika Ttipi organisées dans toutes les provinces les jours précédant l’arrivée de la course chez eux.

Ce soir la Korrika 15 entrera en Gipuzkoa par Tolosa. Elle passera successivement en Biscaye puis à nouveau en Araba avant de franchir les limites navarraises dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 mars. Parcourir les vastes étendues de Navarre nécessitera près de trois jours. Vendredi après-midi, les cris en faveur de l’euskara résonneront dans la vallée du Baztan d’où les plus courageux se lanceront dans l’ascension du col d’Ispegi.

Ainsi, Korrika entrera en Basse Navarre peu après 17h. Comme les fois précédentes, la descente d’Ispegi se fera sans doute à un train d’enfer. La course ira de Baigorri vers St-Jean-Pied-de-Port puis Larceveau, Mauléon, St-Palais, Hasparren, Cambo, St-Pierre-d’Irube, Bayonne, St-Jean-de-Luz et Hendaye.

Tout au long du tracé, des associations, des organismes, des entreprises se succéderont à chaque kilomètre qu’ils auront préalablement acheté. Chaque participant peut aussi s’offrir un dossard de la course moyennant quelques euros. L’ensemble des fonds récoltés sert à financer AEK, l’association organisatrice qui enseigne l’euskara aux adultes. Les élèves des gau eskola sont à ce titre parmi les plus fervents supporters de la course. Mais chaque année ce sont aussi des milliers d’anonymes qui ne manqueraient ce rendez-vous festif pour rien au monde. Pour la Korrika qui n’a lieu que tous les deux ans, on se lève volontiers au milieu de la nuit (ou on ne se couche pas) pour ne pas rater le passage bruyant, chaleureux et coloré de la caravane près de chez soi.

En Pays Basque nord aussi, de nombreux rendez-vous sont prévus pour attendre ensemble la Korrika ou faire la fête après son passage.

L’événement Korrika dépasse le simple passage d’une caravane sur les routes. A chaque édition, une collection vestimentaire est créée. Un partenariat est également noué avec des centaines de commerces qui proposent des réductions aux détenteurs de la carte Korrika laguntzaile. Un site internet permet évidemment de suivre la course au jour le jour. Enfin, de multiples manifestations culturelles se succèdent en quelques semaines à l’occasion de la Korrika Kulturala.



Euskara eskuz esku Karrantzatik Iruñarat
E uri azpian eta irria ezpainetan Korrikaren lehen urratsak egin ziren atzo Karrantzan. Bizkaia punta-puntan, 48 auzo dauzkan herri erditik, Kantabriako mugatik. Mendiak elurrez xurituta, euria eta hotza izanik ere jende multxo ederra bildu zen plaza ttikian. Euskara kasik galdua da herrian, eta biztanleek Korrikaren bisita gogotsu eta animatuta hartu zuten.

Goizaldean umeen festa izan zen : D ereduan ikasten duten 250 batek Korrika ttiki ospatu zuten, herri kirolak jastatu aurretik. Lehen urratsak egin aurretik, dantzaldia, kantuak eta mintzaldiak egin ziren. Herriko plazan plaka bat ere ezarri zen 2007ko korrika, Karrantzatik abiatua dela gogoratzeko, harrotasunez.

Bizkaiko Korrikaren koordinazaileak mikrotik bota zuen : "aurten Euskal Herriko Far West honetatik abiatuko gara, Mendebalde Urruna, Korrikak inoiz zapaldu eta ezagutu ez duen haran eder eta ahaztu honetatik. Bazen garaia !" eta mezua lekukoan itxi aitzin, "Iruñara arte !" esan zuen. Jendeak txaloka erantzun zion.

Gero, AEKko arduradunak lekukoa Lurdes amonari eman zion...hunek lehen urratsak egin eta Karlos Santistiban semeari, herriko idazle poetari...eta lehen kilometroaren bukaeran, aitak lekukoa alabari pasa zion. Epe laburretan familia bereko 3 belaunaldien eskuetan pasa zen lekukoa, txaloen artean. Hiru belaunaldiz euskara amarengandik semearenganat, eta honengandik alabarenganat pasa den bezala. Orain, alabaren aldi izanen da, egungo gazteen aldi izanen da hizkuntzaren transmititzea, naturalki, Korrikan heldu diren hamar egunetan ikusiko dugun bezala.

Jende multso ederra zen atzo Karrantzan....euskara gogo eta bihotzetan.... agian ere ametsetan.


 
Print
 
...More news
Pays Basque
Deux demi-postes accordés pour l’intégration dans les ikastola
Culture
Artistes en herbe pour les Maimorables
Culture
Ciocarlia, une dégaine plus vite que son ombre
Sports
Le Top 14 reprend ses droits avec un déplacement périlleux pour le BO
Sujet à la une
3000 mains vers Pampelune
Pays Basque
La Transnavarraise "au frigo"
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise