Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Sujet à la une 2007-06-02
Sylviane ALAUX / candidate du Parti Socialiste dans la VIe circonscription
"En cinq ans la situation n´a fait qu´empirer en Pays Basque"

Quel est votre objectif dans ces élections ?

Faire en sorte que nos lois soient le reflet de l’attente du terrain. Il faut tout de même rappeler que la fonction des députés est de faire les lois. Pour cela le ou la députée doit se faire l’écho des préoccupations de ses concitoyens et les porter à l’assemblée. Un rôle de contrôle également du gouvernement. C’est l’essence même du mandat.

Et vous estimez que Michèle Alliot-Marie et Daniel Poulou n’ont pas répondu à ces préoccupations ?

Ils ont beaucoup promis en 2002 et ils ont peu tenu pendant cinq ans. Ils ont réussi le tour de force de faire oublier leur bilan. À les entendre on a le sentiment que ce n’étaient pas eux au pouvoir depuis cinq ans. Je considère qu’ils n’ont pas respecté leur parole.

En quoi n’ont-ils pas respecté leur parole ?

Un des sujets prioritaires de notre territoire est le logement. Ils ont promis en 2002 que chacun pourrait avoir l’occasion de se loger dignement, que chacun pourrait accéder à la propriété. La situation des salariés se dégrade et le pouvoir d’achat ne suit pas le cours de la vie. Aujourd’hui on se rend compte que nous sommes encore pires qu’il y a cinq ans. Ils étaient au pouvoir, ils pouvaient changer les choses, mais par leur inaction, la situation n’a fait qu’empirer.

Nous avons l’impression que la gauche part battue. Nicolas Sarkozy aligne des propositions les unes derrière les autres, mais on n’entend pas la gauche...

Je puis vous assurer que ce n’est pas mon cas. Je suis résolument tournée vers l’avenir, il n’y a pas de fatalité. Quant aux propositions de la droite, je tiens à rappeler que les salariés ne sont pas en mesure de faire davantage aujourd’hui. Je rappellerai également que ces heures supplémentaires qui ne sont pas imposables ne seront pas prises en compte au moment de calculer la retraite. Et ils veulent nous faire croire que c’est un progrès.

En 2002 il n’y avait pas de candidat centriste, les abertzale étaient divisés. Craignez-vous de vous retrouver sur la touche pour le deuxième tour ?

Je ne me suis même pas posé la question. Je serai au deuxième tour et je m’emploierai pour rassembler autour d’un même projet et des valeurs communes. Je ne fermerai la porte à personne.

Michèle Alliot-Marie refuse toute consultation sur le département Pays Basque et estime qu’une institution nuirait à l’unité de la France...

En 2002 j’avais préconisé une consultation de la population concernée. En 2007 après que la grande majorité des conseils municipaux se soient prononcés pour un département Pays Basque et pour une consultation, je reste toujours favorable.

Vous êtes considérée comme le principal challenger face aux sortants. Mais ferez-vous le poids face au ministre de l’Intérieur ?

Quelque part il est injuste de voir toute la publicité qui est faite autour de Michèle Alliot-Marie ministre de l’Intérieur dans certains médias. On a d’abord une page avec la ministre de l’intérieur et un peu plus loin une demi-page avec Michèle Alliot-Marie la candidate. Il est vrai que dès le départ il y a un décalage, mais j’espère que les électeurs verront au-delà du marketing.


 
Print
 
...More news
Pays Basque
Peu de perles noires pour la fête de la cerise
Pays Basque
Les accords sur la Navarre décidés à Madrid
Culture
Oskorri, les piliers du folk basque traversent les époques l’air de rien
Sujet à la une
"En cinq ans la situation n´a fait qu´empirer en Pays Basque"
Sujet à la une
"Grenet n´a rien fait pour ce pays, Espilondo est anti-basque"
Pays Basque
Les candidats aux Législatives doivent se prononcer sur les OGM
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise