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Le JPB > Pays Basque 2007-08-10
Fêtes : "un bilan globalement excellent"
·Le nouveau dispositif de sécurité enregistre - 47% de délinquance

Autosatisfaction. Les autorités de l’Etat se sont félicitées des résultats du dispositif de sécurité mis en place durant les fêtes de Bayonne. Avec un nombre d’infractions qui a diminué de moitié d’une année sur l’autre, les représentants de l’Etat ont loué l’efficacité du nouveau système de sécurité, avec "une fréquentation des fêtes sensiblement égale d’environ 1,3 million de personnes sur cinq jours". Le sous-préfet Jean-Jacques Caron a rappelé que les nouveautés introduites (présence policière à l’intérieur des fêtes, vidéosurveillance, fermeture des cafés et peñas à 3h) sont en lien direct avec ces bons chiffres, démentant les "incrédulités" suscitées par ces innovations.

Avec un effectif en hausse de 500 policiers (dont 4 compagnies de CRS), la "seule intervention délicate" fut celle du premier soir place Pasteur, "grâce à la vidéosurveillance", "évitant le lynchage" de deux hommes qui dégradaient la tôle protégeant la fontaine du pilori "et sous les applaudissements de la foule" a ajouté le procureur. "La police a eu un rôle modérateur, avec un rôle préventif et réactif." Le sous-préfet a néanmoins déploré la chute de deux personnes des remparts, en dépit du barriérage de la municipalité, et la chute mortelle dans la cage d’escalier le décès par crise cardiaque et la chute grave à Biarritz n’ont pas été mentionnés.

En chiffres, cela donne 160 infractions (hors route) constatées (contre 306 l’an dernier), soit une baisse de 58% des dégradations de voitures, de 77% des dégradations de biens, de 69% des vols à la roulotte, de 22% des vols simples, de 46% des vols avec violences, de 33% des coups et blessures. En outre "les violences volontaires ont rarement été commises en réunion, jamais avec arme". Si le nombre d’interpellations a baissé (101, soit -24%), celui des gardes à vue s’est accru de 6,6%. Deux interpellations ont concerné des agressions sexuelles. Le "rôle très positif" de la vidéosurveillance installée par la municipalité a été souligné. En attente de démontage municipal, les caméras ne fonctionnent plus a assuré le commissaire.

Du côté de la sécurité routière, "aucun accident de la route" n’a été répertorié, 8600 contrôles d’alcoolémie ont été effectués par la gendarmerie et 366 infractions constatées (239 contraventions, 127 délits). Le sous-préfet a suspendu 132 permis de conduire (pour un à six mois et retrait de six points).

Les pompiers ont eux aussi diminué leur nombre d’interventions à 385 (contre 403) dont 146 pour secours à blessés, 135 pour malaises, 101 pour ébriété, 8 pour chutes dans un cours d’eau. L’inspection du travail, les Douanes, la répression des fraudes et les services vétérinaires ont dressé 39 procès-verbaux.

L’ensemble est promis à des réponses pénales a précisé le procureur. Seul "revers de la médaille", "l’absorption massive d’alcool, véritable fléau des fêtes". Et d’en appeler à la responsabilité individuelle en général, et celle des parents en particulier.



Sous le sceau du secret médical
Si tous les services de l’Etat ont rendu compte de leur activité durant les fêtes de Bayonne, il n’a pas été possible de connaître le nombre d’attestations gynécologiques relatives à des agressions sexuelles délivrées par l’hôpital de Bayonne. Le sous-préfet Jean-Jacques Caron a indiqué que cette information était placée sous le sceau du secret médical. Le procureur de Bayonne Patrice Michel a quant à lui fait référence au "secret de l’enquête". Les responsables de l’Etat se sont bornés à rappeler que deux plaintes pour viols et trois pour agressions sexuelles avaient été déposées. Le procureur a de nouveau appelé à être "très circonspect" sur l’un des deux viols, tandis que le sous-préfet a indiqué qu’il "faut prendre ces chiffres avec prudence et laisser le temps à l’autorité judiciaire de poursuivre ses investigations", ajoutant que de tels "actes lâches" étaient également commis dans "des fêtes de village, des mariages,... il y a toujours un salaud". Répondant à la question sur les données hospitalières, P. Michel a ajouté que "dans certains cas les victimes ne veulent pas que ça se sache". Le procureur est allé plus loin en voulant briser "un tabou" : "il y a aussi le comportement de victimes parfois fortement alcoolisées".


 
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