Technoflex franchi le pas du "full service" en rachetant Bioluz
·La société de Bidart offre un service clé en main aux grandes firmes pharmaceutiques
La nouvelle est tombée vendredi, Technoflex a racheté le laboratoire Bioluz de Saint-Jean-de-Luz pour plus de 6 millions d’euros (voir notre édition de samedi). Située à Bidart, l’entreprise familiale Technoflex créée par Jean Curutcharry et Ponlot en 1986 compte plus de 250 salariés pour produire des poches et des accessoires plastiques pour solutions médicales injectables par perfusion. En acquérant le laboratoire luzien avec ses 55 salariés, Technoflex franchi le pas du full service, pour offrir un service complet aux laboratoires pharmaceutiques, en leur proposant non seulement des poches plastiques, comme jusqu’à présent, mais également la possibilité de les remplir avec des produits de leur choix. Technoflex dispose ainsi du procédé complet, depuis la fabrication de la matière première, en passant par la conception des poches jusqu’à son remplissage. Un contrôle sur le produit qui permettra en somme d’accélérer le lancement des médicaments des grands donneurs d’ordres pharmaceutiques sur le marché.C’est ce segment du laboratoire lohizundar qui bénéficiera d’investissements ces prochains mois afin de développer le travail clé en main pour les grandes marques pharmaceutiques, d’après Jean Curutcharry PDG de Technoflex. Néanmoins les autres départements du laboratoire continueront leur production. Il s’agit notamment de la production de poches médicalisées pour vente en pharmacie, à destination de soins à domicile. Le marché vétérinaire, avec la confection de grands sacs pour la médicalisation des animaux constitue également une part non négligeable du laboratoire. Le sac a pris le pas sur les flacons en verre, plus fragiles et qui comportent plus de risque. Dans des segments traditionnels comme la perfusion, la dialyse ou les produits du sang, la poche s’est rapidement développée.
Vielles connaissances
Le laboratoire Bioluz a été créé en 1979 par Michel Etchenausia sur la zone de Jalday. À l’origine Technoflex avait été créé pour répondre à une demande du laboratoire Bioluz qui avait besoin de poches plastiques. Sans successeur au sein de la famille, c’est donc tout naturellement que Michel Etchenausia s’est tourné vers Jean Curutcharry, après une collaboration fructueuse de plusieurs années. M Curutcharry estime qu’en absorbant le laboratoire tout proche, la synergie pourra être totale pour développer ensemble la production.C’est l’entrée en Bourse de la firme Technoflex qui a permis à la société labourdine d’avoir les capacités d’acheter cet important laboratoire. Son arrivée sur le marché libre il y a quatre ans lui a permis de gagner en notoriété auprès des grandes firmes pharmaceutiques. "La transparence exigée par la Bourse a été source de confiance pour nos principaux clients" confie Jean Curutcharry. De plus, c’est grâce à cette reconnaissance obtenue au niveau international que Technoflex a pu réaliser une augmentation de capital, il y a deux ans, afin de faire entrer près de 6 millions d’euros qui aujourd’hui ont servi au rachat du laboratoire. Cependant, le PDG du groupe assure que l’objectif de la société reste un objectif industriel à long terme, et qu’il n’y a pas d’objectif de plus-value à court terme. Donc pas d’étude de délocalisation, ni de vente à court terme. La meilleure preuve étant l’intégration de sa fille dans l’équipe de direction de l’entreprise, démontrant un souhait de transmettre l’entreprise à une nouvelle génération. Technoflex est aujourd’hui le leader dans le secteur des poches plastiques médicalisées, malgré une concurrence française et italienne qui joue sur les prix. « La course au bas-coût ne nous intéresse pas, notre objectif est la qualité, et cela reste payant à long terme » assure Jean Curutcharry.
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