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Le JPB > Sports 2007-09-22
Ne pas s’attarder et rebondir
·Le hand féminin de l’Aviron Bayonnais a tiré les enseignements de la descente en N3 et est prêt à remonter en N2

Les filles de l’Aviron Bayonnais Handball démarrent aujourd’hui leur saison à domicile face à l’équipe de Bègles, sans doute une des favoris de la poule avec les bleu et blanc. Après avoir brillamment remporté la première rencontre de ce championnat de nationale 3 la semaine passée à Baraqueville (25-14) les filles de Gregorio Villoro sont bien lancées vers leur objectif de la saison à savoir la remontée immédiate en Nationale 2.

Les expériences malheureuses du passé doivent servir à fonder les bases d’un avenir meilleur. Voilà l’état d’esprit avec lequel le président Rémi Giraudon et l’entraîneur Gregorio Villoro, surnommé par toutes "Goyo", ont travaillé pendant l’intersaison. L’expérience malheureuse, c’est bien évidemment une saison avec au bout la descente de Nationale 2 en Nationale 3. Un avenir meilleur, "c’est le retour immédiat en Nationale 2" pour le président et "Bayonne ne doit pas traîner en Nationale 3, car son vrai niveau, c’est la Nationale 2". Pour lier positivement ce passé et cet avenir, la première étape était d’abord d’évacuer la déception, car comme le confie Goyo, "cette descente a fait très mal pour le club. ça a été une vraie déception car les jeunes filles ne méritaient pas ça." Les causes de l’échec étaient évidentes à mettre en lumière. Goyo admet sans détour que "l’équipe très jeune, un groupe pas assez étoffé et une cascade de blessées" ont été les maux de l’Aviron hand l’an passé.

L’urgence du président pour la saison 2007-2008 était alors "d’étoffer le groupe avec des éléments d’expérience." Pour cela l’Aviron a activé ses relations transfrontalières avec en chef de recrutement le Donostiar "Goyo". Car de l’autre côté le vivier de bonnes joueuses est grand avec des clubs comme le Bera Bera qui évolue au plus haut niveau du championnat espagnol. Dès lors pourquoi ne pas essayer de récupérer des filles d’un très bon niveau qui n’arrivent pas à percer, leur offrir une deuxième chance. Comme l’admet Rémi Giraudon, l’Aviron est "friand de ses joueuses basques", notamment parce que le club "a de très bonnes relations avec les clubs" et que "les joueuses ont vraiment une très bonne mentalité, très saine." Si le président tire ce genre de conclusion, c’est qu’à une époque pas si lointaine, il avait tenté l’aventure avec d’anciennes professionnelles roumaines, "mais l’expérience n’a pas été bonne".

"Un groupe équilibré"

Raquel Catalina, Amaia Otero et Leire Otero, voilà les trois recrues sur lesquelles compte l’Aviron pour redonner un peu d’expérience. Pour l’entraîneur, l’Aviron "est toujours jeune", mais le club "a réussi à faire venir ces joueuses, qui sans être très âgées ont déjà beaucoup d’expérience et l’habitude du Haut niveau". "Je pense que nous avons un groupe très équilibré ", ajoute Goyo.

L’Aviron n’a pas pour autant oublié que les jeunes sont l’avenir. La formation de bonne joueuse va continuer. Le seul souci l’an dernier avait été la trop grande responsabilité qui incombait à ces jeunes et non leur volonté et leurs qualités techniques. Alors, pour étoffer en nombre, Goyo pourra aussi compter sur un très bon groupe des moins de 18 ans. "On est le club le plus représenté au niveau féminin au Pôle espoir de Talence, nous avons les moins de 18 ans qui jouent aussi en championnat de France au niveau Nationale", explique fièrement Rémi Giraudon. Des moins de 18 seront donc "amenés à naviguer entre les deux catégories" ajoute-t-il.

Dernière étape du programme avant la mission Nationale 2, faire que la mayonnaise prenne entre anciennes, jeunes et recrues. Pour cela Goyo a concocté une préparation avec "six séances d’entraînement par semaine" pour que le groupe se voie le plus souvent possible. Une préparation qui a été aussi "très orientée vers la musculation pour éviter les blessures". Même si Goyo avoue que "ce travail physique n’est pas une chose à laquelle les joueuses ici sont habituées", il admet aussi qu’elles l’ont fait avec enthousiasme et sérieux. "Un travail qui va payer".

Au final l’exigeant coach bayonnais se dit "très content de cette préparation. L’évolution du jeu de ces jeunes filles et l’entente qui s’est instaurée dans le groupe sont très bonnes". Petit détail propre à l’Aviron, avec un entraîneur hispanique des joueuses basques et françaises, l’entraînement a de forts accents transfrontaliers, et bien évidemment langues basque, française et espagnole s’interpénètrent pour donner un langage "fleuri" au hand bayonnais. La langue est aussi un moyen de savoir à quel point les recrues veulent s’inscrire dans le projet et s’intégrer. Aux paroles de la gardienne Leire Otero, aucun doute n’est permis : "Je veux apprendre le français. Je suis folle avec les autres joueuses à qui je demande constamment comment ça s’appelle ça ou ça, j’ai même acheté un dictionnaire français-espagnol".

Avec autant de volonté et tout le travail fait pendant l’intersaison, l’Aviron hand féminin paraît donc prêt au défi de la montée en Nationale 2. Le club semble surtout très confiant. Et le plus sûr de tous, Goyo, va même jusqu’à dire, "qu’au-delà de voir une équipe gagner, les gens qui viendront à Lauga vont se régaler à voir du beau handball." Début de réponse à la salle Lauga cette après-midi 16h.


 
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