L´auteur de Mondovino poursuit sa croisade
Jonathan Nossiter, ancien sommelier américain et réalisateur du documentaire à succès Mondovino en 2004, poursuit sa croisade contre l’uniformisation des goûts et pour la défense du vin en tant que patrimoine dans un "anti-guide" paru mardi, Le goût et le pouvoir. "Ce livre n’est pas la continuation de Mondovino par d’autres moyens", affirme Jonathan Nossiter dans son ouvrage. L’ancien sommelier, au fil d’un "petit périple personnel" dans les restaurants de Paris, sa "ville repère", s’intéresse cette fois moins aux rouages de la production du vin qu’au produit lui-même. Il reprend néanmoins avec gourmandise le discours qui a fait le succès de son documentaire : le goût appartient à chacun, en fonction de son plaisir, et pas à une caste autorisée. "Ce livre, en un sens, est une charge polémique contre tous les critiques et les arbitres du goût, qui à vouloir imposer leurs opinions gâchent tout le plaisir du vin et en détruisent la culture", écrit-il, s’amusant : "Confierez-vous le choix de vos préférences sexuelles à un expert ?" Le cinéaste globe-trotter, qui a grandi en Europe et en Asie et vit aujourd’hui au Brésil, estime cependant que malgré un système mafieux, au niveau international, pour nous imposer des goûts faciles et préfabriqués, l’intelligence des gens les amène à être réceptifs à d’autres goûts. Chacun a le choix entre un acte de liberté ou d’esclavage".
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