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Le JPB > Sports > Rugby 2007-11-03
Top 14 - 2e journée
Jean Dauger exige une confirmation
·L’Aviron Bayonnais accueille ce soir (20h30 Jean Dauger) l’US Dax de Marc Lièvremont

Cela serait trop bête. Depuis son retour dans l’élite du rugby, l’Aviron Bayonnais n’avait jamais remporté son premier rendez-vous officiel. Après le succès ramené de Brive samedi dernier, personne sur les bords de Nive ne veut gâcher la fête de Jean Dauger. Même contre les Dacquois. Et surtout pas les joueurs. D’autant que le stade fétiche des Bayonnais attend impatiemment la vraie compétition. À n’en pas douter, à son entrée sur la pelouse, le XV ciel et banc sera largement ovationné par les 14 000 personnes attendues ce soir. Le supporteur bayonnais a faim de rugby, l’équipe n’a plus qu’à l’assouvir.

Pourtant, le staff bayonnais garde les pieds sur terre. Entraîneurs et manager du club ont salué la victoire à Brive, mais sans trop en faire. Ils se sont surtout évertués à recenser bon nombre de domaines qui pourraient mettre en péril une deuxième victoire face à l’US Dax. Internes d’abord, parce que l’Aviron n’a pas rendu une copie excellente en Corrèze, puis sur l’adversaire ensuite. Des Landais qui ont fourni une belle prestation face aux Toulousains malgré la défaite, et qu’il faudra donc prendre très au sérieux sous peine de les voir signer leur premier succès de la saison à Bayonne.

Les Basques ont énormément peiné en conquête, aussi bien en touche qu’en mêlée. Cette semaine, l’Aviron a insisté sur la mêlée, elle qui a été chahutée à Brive. Kopaliani, laissé au repos, n’est pas dans le groupe et c’est Aretz Iginiz qui débutera à droite. Pour le reste, l’encadrement de l’Aviron a décidé de reconduire intégralement le groupe vainqueur en Corrèze. La seule exception concerne le deuxième ligne Mikaera Tewhata. Victime d’une entorse du coude droit, le Néo-Zélandais sera remplacé par l’Anglais Andrew Springgay. Cédric Bergez intègre par conséquent le groupe. Chez les trois-quarts, le Zuraidar Daniel Larrechea, remplaçant samedi dernier, devrait débuter au poste d’arrière, Jean-Baptiste Peyras glissant sur l’aile gauche. Espéré, Xavier Garbajosa est encore un peu juste alors que Jean-Marie Usandisaga se plaint d’une lombalgie, il est forfait.



Le top 14 se porte plutôt bien
Gaël FAVENNEC

Affluences en hausse constante, droits de diffusion eux aussi en augmentation, partenaires sans cesse plus nombreux : le rugby de clubs de l’hexagone, qui a repris ses droits après la Coupe du monde, se porte mieux que jamais. Symbole de ce succès aussi bien économique que médiatique : Panini a lancé un album d’images autocollantes consacré à la saison 2007/2008 de Top 14 et de Pro D2, tiré à 1,5 million d’exemplaires, 30 ans après une première expérience sans suite dans le rugby, en 1976. "Nous avons une veille active sur les stars préférées des enfants dans les cours de récréation que nous déclinons ensuite en images autocollantes et nous avons observé comme tout le monde la montée du phénomène rugby", explique David Decoux, responsable marketing chez Panini France, en charge des albums. "Il y a eu aussi une forte demande de nos collectionneurs et de nos distributeurs". La Coupe du monde a fait le reste, tout comme elle a convaincu le PMU de devenir l’un des quatre partenaires officiels de la Ligue nationale de rugby (LNR) avec GMF, la Société Générale et EDF, complète Arnaud Dagorne, directeur général de la LNR.

"La Coupe du monde a éveillé des possibilités insoupçonnées pour le rugby, mais si le Top 14 n'était pas crédible, sans les shows du Stade Français contre Toulouse ou Biarritz, cette dimension-là n’existerait pas, estime-t-il. Il faut d’abord une crédibilité du sportif et à ce niveau-là, le point de départ c’est le Top 16 en 2001 puis le passage à la poule unique en 2004".

Pas de surchauffe

À l'inverse du football, indétrônable numéro un dans le paysage sportif national, le rugby a réussi à conserver dans ses clubs 26 des 30 internationaux ayant disputé la Coupe du monde, tout en attirant des stars étrangères comme le All Black Byron Kelleher à Toulouse ou l’Australien George Gregan à Toulon. Cela a un coût et en dix ans, le budget moyen d’un club de l’élite a décuplé (11,1 millions d’euros contre 1,15 en 1998), mais la surchauffe n’est pas encore au rendez-vous, puisque les ressources ont suivi, à l’image des droits TV qui rapportent au moins 1,7 million d’euros à chaque club de Top 14 cette saison contre 120.000 euros en 1997-1998.

Les partenaires économiques sont aussi de plus en plus nombreux à frapper au portillon. "À la Ligue, nous n’en avions que deux en plus du partenaire principal Orange, au moment de la création en 1998, et aujourd’hui nous en avons deux de plus", indique Jean-Paul Dumont, vice-président de la LNR, en charge du marketing. "Leur contribution a presque doublé et on espère que ça va continuer. Tous nos partenariats sont renouvelés en 2008, sauf celui passé avec EDF".

La billetterie suit elle aussi une pente ascendante, avec une affluence globale en hausse de 8% la saison dernière. Malgré quelques tribunes vides, le Top 14 a bien redémarré avec près de 130 000 spectateurs pour les sept matches de la première journée... dont 75 620 spectateurs pour Stade Français-Clermont au Stade de France.


 
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