Rencontres improbables au c¦ur du sujet
·Réflexions sur la performance et sur K. Frédric
Le festival Rencontres improbables, qui se poursuit dans les trois villes du BAB jusqu’à la fin du mois propose une pause salutaire au c¦ur de son sujet. Il s’agira aujourd’hui de mener réflexion sur ce qu’est réellement une performance, en jugeant avec Maéna Py de son utilité pour l’art du XXe siècle, et de mieux connaître d’autre part Kristian Frédric, meneur de la Compagnie Lézards qui bougent à l’origine de ce festival de performances.
Une rencontre est donc prévue ce soir avec le comédien, metteur en scène et directeur de la compagnie bayonnaise, à l’occasion de la parution du livre À feu et à sang ou le désir brûlant, où il raconte son cheminement dans la création et son parcours artistique mouvementé.
Une dizaine de témoignages, récits ou points de vue accompagnent le récit de l’auteur, dont ceux de Dominique Burucoa et de Michèle Sales, qui seront présents ce soir, à partir de 18h, à la Bibliothèque-Médiathèque de Bayonne.Publié aux éditions Pleine Lune, cet ouvrage comporte également une partie des textes que Kristian Frédric publiait chaque semaine dans Le journal du Pays Basque en 2005, pour raconter le processus de création de Big Shoot.
Au final, le livre fait le lien entre une vie étonnante et mouvementée et une création salutaire dont on comprend mieux les enjeux et les besoins.De son côté, Maéna Py soulignera, aux Écuries de Baroja d’Anglet, le "rôle crucial" de la performance dans l’évolution de l’art au XXe siècle.
L’historienne de l’art évoquera (à 10h30, 14h30 et 20h30) "un parcours au fil du XXe siècle pour montrer comment l’art de la performance a permis à des écoles officielles (futurisme, constructivisme, dada, surréalisme) de se créer une identité, de sortir de l’impasse ou d’indiquer de nouvelles orientations artistiques". Elle y voit "des gestes politiques au sens large pour s’affranchir des conventions de l’art officiel, des techniques dominantes, des contraintes représentées par les structures établies".
Dans ce parcours allant du début du siècle à nos jours, elle questionnera également "la notion de Œréel’, à l’identité, au corps, à la féminité, à la sexualité, au temps, à l’espace, à la communication."
Des exemples d’artistes ponctueront ce parcours. Une promenade dans l’art du siècle où chacun est invité à réagir, à participer, afin de passer un moment ludique et instructif et tenter de comprendre "un des aspects les plus fascinants de l’art du XXe siècle".
Carte Blanche à Jean-Paul Guimbretière
Le photographe Jean-Paul Guimbretière bénéficie d’une "carte blanche" pour exprimer son regard pendant toute la durée du festival Rencontres Improbables. Un regard qui trouvera un prolongement sur des kakémonos dans la ville de Bayonne et dans le JPB, comme lors de la rencontre, mardi dernier à Anglet, du comédien et metteur en scène biarrot Michel Pouvreau et de la danseuse Rosa Royo. Un spectacle intitulé Les mots qui dansent dans le couloir et qui visait à donner forme au texte, par opposition à cette écriture qui déborde des écrans plats. Le photographe Jean-Paul Guimbretière, installé à Biarritz depuis une vingtaine d’années, s’est fait une spécialité des clichés de spectacles depuis près de dix ans. Il a notamment travaillé pour la Compagnie Lézards qui bougent, organisatrice du festival Rencontres improbables, lors de la création de La nuit juste avant les forêts de Bernard Marie Koltès, ainsi qu’un reportage sur les activités de la Compagnie de 1998 à 2000. Il a également effectué un reportage pour la Digital Compagnie dans le cadre du Printemps de Baroja, à Anglet il y a trois ans. Il a également publié un ouvrage intitulé Un autre regard, accompagné de textes de personnalités des arts.
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