Images miniatures pour élargir le champ de vision
·La Crypte Sainte-Eugénie accueille Vincent Roumagnac pendant de FIPA
On reste dans l’éducation à l’image du côté de Biarritz.Pour accompagner le Fipa, la Crypte Sainte-Eugénie accueille Vincent Roumagnac jusqu’au 27 janvier, pour prendre le temps de la lenteur et du détail, dans la recherche de l’image et de ses évocations.L’artiste né à Biarritz mais installé à Lyon, a pris le parti du détail et de la photographie miniature, comme pour contester la puissance arrogante de l’image ample, choc et sensationnelle, celle qui s’impose seule.Dans cette exposition intitulée Aleph(e), comme la nouvelle fantastique de Borges ou comme la suite mathématique d’un ensemble infini, l’artiste a souhaité ouvrir toutes les portes de l’imaginaire.Cette exposition documentaire, constituée de photographies miniatures sur de petites boîtes cartonnées, ouvre tous les possibles et invite le public à élargir son champ de vision sur l’écran infini de son imaginaire.A créer sa propre fiction de chaque bribe d’image.Ou à compléter le récit des clichés pris par l’auteur, instantanés d’histoires, dans sa propre projection.Vincent Roumagnac évoque alors une "fiction-documentaire", comme un mélange de réel et d’inventé, de passé et d’à venir. Récit ouvert, comme celui de Borges auquel l’artiste rend hommage, et composition contemporaine qui n’est pas sans intérêt pour le Fipa.
Qualité d’attention
À l’inverse d’une image grand format, omniprésente et spectaculaire, l’artiste propose, par le choix de la miniature, de renouveler la qualité et la nature de l’attention de celui qui regarde afin qu’il dépasse son identité de témoin passif, devienne le narrateur des histoires intimes, des fictions et des récits de voyage de l’artiste. Propositions documentaires mosaïques ou constructions abstraites, les Aleph(s) de Roumagnac se recomposent ainsi à l’infini dans le regard différencié de chacun. Loin de la frénésie du zapping, le temps de la rêverie anime ses images de subjectivité. Après dix ans de recherches en art de la scène et arts visuels, Vincent Roumagnac a idéalement créé, en 2006, sa propre structure, le VRAC à Lyon. L’an passé, il a mis en scène, installé et exposé ses travaux entre Lyon et Berlin puisqu’il vit et travaille entre les deux villes.Ses travaux de photographies miniatures ont été présentés à Berlin et Buenos Aires, au pays de Borges, et trouvent une résonance récréative aux réflexions en cours au FIPA.
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