"Nous n’avons pas le droit de nous tromper sur un dossier aussi important pour l’avenir, c’est pourquoi nous prenons toutes les précautions et nous visons l’excellence", a affirmé hier Alain Iriart. Le président du syndicat Bil ta Garbi a commenté les résultats des différentes études techniques menées pour son projet de centre d’enfouissement de Charritte-de-Bas. L’occasion pour lui de confirmer ce choix et de regretter "l’acharnement" de Terre Verte tout en s’interrogeant sur la "sincérité" de l’association.
L’implantation d’un centre de traitement des déchets ménagers est plus que jamais l’objectif de Bil ta Garbi. Les sondages réalisés sur le foncier montrent que le terrain est "propice" à la réalisation d’un site de stockage et d’enfouissement à Charritte-de-Bas. Mais c’est surtout du bien-fondé du pré-traitement mécano-biologique des déchets que Bil ta Garbi a voulu convaincre hier à Bayonne.
Cette procédure a été choisie par le syndicat il y a deux ans après étude des différentes méthodes existantes. Mais l’annonce du choix du site de Charritte a eu pour conséquence la création d’une association d’opposants, Terre Verte, qui propose un pré-traitement des déchets par action de la chaux, le procédé Oxalor.
Bil ta Garbi a donc fait comparer les deux méthodes à un cabinet lyonnais qui a donné sa préférence à la procédure retenue par le syndicat (lire ci-contre).
Alain Iriart a rappelé qu’une visite avait été organisée sur deux sites français utilisant les deux méthodes. "Nos doutes ont été confirmés lorsque nous nous sommes rendus dans la Creuse où nous devions théoriquement voir une usine utilisant le procédé Oxalor. On nous a montré seulement un prototype car il n’y a pas d’industrie ni privée ni publique qui travaille avec ce procédé. En outre, les responsables d’Oxalor nous ont dit eux-mêmes que leur technique nécessitait quand même une aire de stockage alors que Terre Verte affirmait que non", a commenté le président du syndicat. Il a regretté que Terre Verte ait organisé le boycott de la visite de l’installation en Gironde utilisant la méthode choisie par Bil ta Garbi et celle du centre technique Zaluaga de Saint-Pée-sur-Nivelle. "On s’interroge sérieusement sur cette attitude et sur l’objectivité des positions. On ne peut pas dire que l’on s’intéresse à toutes les techniques en refusant ces visites", a ajouté Alain Iriart.
Jean Falagan a été plus loin à l’encontre des opposants souletins. "Ils ont cherché à effrayer la population sur les nuisances supposées de l’installation. Ils ont ensuite essayé la piste juridique en mélangeant les dossiers. Ils se sont trompés sur les performances d’Oxalor alors que cette méthode était présentée comme une solution miracle", a égrené le vice-président de Bil ta Garbi.
Le syndicat a mis en avant sa volonté de poursuivre le dialogue avec la population. Il a enfin rappelé l’intérêt financier du projet qui devrait rapporter "75000 euros de recettes à la commune et la création de neuf emplois".
Bil ta Garbi espère achever les études techniques et environnementales pour l’automne afin que le préfet lance la procédure d’enquête publique avant fin 2008.