Après l’âge de bronze ou celui du fer, nous voilà donc rentrés dans l’âge de l’image : ou quand les paroles ont plus de poids que les actes!
En ce qui concerne la scolarisation des élèves en situation de handicap, le gouvernement nous ment quand il veut nous faire croire qu’il n’y a plus de problème: nous avons une nouvelle loi (celle de 2005), de beaux principes (obligation de scolarisation, droit à la compensationŠ), une nouvelle structure (Maison Départementale des Personnes Handicapées) et, cerise sur le gâteau, 2500 AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) supplémentaires depuis la rentrée 07-08!
Circulez, tout va pour le mieux dans le meilleur du monde handicapé? Eh bien non! S’il y a du mieux (beaucoup plus d’enfants scolarisés dans l’hexagone ; en ikastola 8 postes AVS fournis par l’Inspection Académique en septembre), les moyens sont encore insuffisants pour appliquer les droits et il nous faut dénoncer le décalage persistant entre le discours officiel et la réalité du terrain :
- le budget AVS est épuisé, impossible de répondre aux nouvelles demandes en cours d’année (pour 3 enfants en ikastola) : comment appliquer l’obligation de scolarisation si les moyens nécessaires font défaut ? que dire aux parents : "désolés mais revenez en septembre"?! ;
- dans l’hexagone tout est limité au dispositif AVS. Or, en ikastola, nous employons depuis 9 ans des Educatrices quand le projet de scolarisation de l’enfant en fait apparaître la nécessité (et nous ne faisons en cela qu’appliquer ce qui se pratique et fonctionne !- en Pays Basque Sud et dans d’autres pays) : ni l’Inspection d’Académie, ni la MDPH ne prennent en charge ces postes (10 cette année), soit parce que les dispositions réglementaires ne le prévoient pas, soit par non habilitation à traiter ce type de demande. En fait parce que la volonté politique d’aller plus loin dans les moyens et le financement approprié n’existent pas.
Pourtant l’efficacité de ce dispositif est prouvée, qui permet aux enfants tant qu’ils en ont la capacité d’être scolarisés et de vivre en milieu ordinaire et en basque, ce qui ne leur est garanti nulle part ailleurs.
Quid du droit à la compensation proclamé par la loi 2005 si personne ne peut, ne veut assumer le financement des aides nécessaires à son application ? Le coût d’une scolarisation en milieu ordinaire étant bien inférieur à celui en centres spécialisés, on économise ici sans réinvestir là : le gouvernement soigne son image à prix soldés au détriment des enfantsŠ De la duperie haut de gamme !
Ondorioa ikaragarria da guretzat : 95 000 ¤ atzeman behar dugu aurten eskolatzen ditugun 18 ikasleen eskubideak bermatzeko... eta legea aplikatzeko !!!
Baina ez dugu etsiko : legezkoa izateaz gain, bidezkoa eta zuzena baita, ahalmen gutiago dutenei medio gehiago aitortzen jarraitzen dugu, beren eskubideak zuen elkartasunaz bermatuz..
Otsailaren 16an, bosgarren Irrat’6 iraganen da euskal irratiek antolaturik ezberdintasuna integratu nahi duen eskola baten alde. Zuen elkartasunaren lekuko izan dadila : sustenga gaitzazue elez (deituz) eta obrez (zuen partaidetza bidaliz).
Zuen beharra dugu gizartearen mugak haratago eraman ditzagun.