Aucune indemnisation ne sera accordée aux campings de Saint-Pée-sur-Nivelle et d’Ascain
·Malgré les promesses faites suite aux inondations de 2007, les campings sinistrés ne pourront bénéficier des fonds prévus
La réponse est tombée. Après un an d’attente, en cette date anniversaire des inondations, les campings de St-Pée-sur-Nivelle et d’Ascain ne toucheront aucune indemnité. Lors d’une réunion, tenue le 25avril dernier, la préfecture a confirmé que le Ministère de l’écologie estimait que les campings n’étaient pas éligibles à l’attribution des fonds dits Fonds Barnier, prévus pour indemniser les victimes des inondations, car les crédits seraient épuisés.
Les nombreuses interventions en leur faveur, que ce soit des mairies de St-Pée-sur-Nivelle et d’Ascain, ou les promesses faites par Michèle Alliot-Marie "de faire tout son possible", ou par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques, n’ont pas abouti.
Le couple Tollié, gérants du camping "La Nivelle" à St-Pée-sur-Nivelle, qui depuis un an habite avec leur fille de 18 mois dans un mobil-home sur le site dévasté en sont pour leurs frais. Les propriétaires du fonds de commerce continuent à louer le terrain dédié au camping, et doivent faire face aux charges afférentes à celui-ci. Sylvie Tollié se déclare "assommée et profondément déçue": "cela fait un an que l’on nous fait tourner en bourrique. On ne nous a même pas prévenus pour la réunion du 25avril."
Des promesses aux faits
Une indemnisation promise "noir sur blanc" d’après les époux Tollié, qui citent les courriers prévoyant l’indemnisation ainsi que la visite de l’expert des Domaines, qui avait évalué le préjudice à 480000euros. "On se demande ce qu’on va faire. Cela fait un an que nous ne travaillons plus et on doit payer le solde de notre fonds de commerce, le solde de certains mobile homes. Notre maison d’habitation est elle aussi sinistrée". Suite à une rencontre la semaine dernière avec le sous-préfet, les autorités publiques ont proposé que la Communauté de communes achète un terrain et fasse une délégation de service public pour que les époux Tollié puissent le prendre en gérance. Ces derniers prennent acte, mais font savoir qu’il faudra au moins deux ans pour que cela se fasse. "Comment vit-on pendant ce temps-là? se demande Sylvie Tollié. En guise de réponse, la sous-préfecture a proposé aux propriétaires du camping, pour épurer les dettes, de faire un dossier de surendettement à la Banque de France. Un dossier qui assainirait la situation, mais les priverait de tout crédit ultérieur.
A Ascain, la commune a certes retrouvé un nouveau terrain qu’elle propose aux propriétaires du camping sinistré. Mais ceux-ci, sans indemnisation, se retrouvent dans la même situation que les époux Tollié et ne peuvent faire face.
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