L’emprisonnement d’Ino Galparsoro, la maire d’Arrasate, par ordre du juge Baltasar Garzón, met en évidence la vraie nature répressive de la "démocratie" parlementaire espagnole. De la même manière, le blocage des comptes courants d’une trentaine de personnes et de quelques associations (toutes légales) en Iparralde, démontre aussi le vrai visage de la "démocratie" française et de la connivence répressive entre les États espagnol et français contre la gauche abertzale.
Pour faire face à ces rôles, seul le chemin de la mobilisation reste. Comme ce fut le cas avec la manifestation massive du 4 mai dernier à Arrasate.
Nous savons bien que les États espagnol et français sont des appareils coercitifs aux mains de la classe dominante (dans les deux cas la grande bourgeoisie impérialiste c’est-à-dire le capital financier), celle qui les utilise pour s’obstiner au pouvoir, pour perpétuer sa domination c’est-à-dire l’exploitation de la classe ouvrière et de l’ensemble du peuple travailleur basque, et aussi pour nourrir l’oppression nationale sur Euskal Herria.
Dans les conditions historiques de l’impérialisme, celui-ci fait tout son possible de restreindre de plus en plus la propre liberté formelle, démocratique bourgeoise. Par cela, la lutte par la liberté nationale d’Euskal Herria va au-delà de la lutte pour étendre ou pour approfondir la démocratie, et acquiert un caractère net socialiste.