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Le JPB > Culture 2008-05-13
Ours / chanteur compositeur en tournée
"C´est un vrai bonheur de partir chanter ses chansons entre amis"

Le plantigrade trentenaire poursuivra sa tournée dans l’Hexagone avec un concert le 17 mai à Tarnos. Ours (alias Charles Souchon, fils de) a répondu avec une extrême douceur à quelques questions.

Avec la date de Tarnos, vous êtes au tiers de la tournée. Comment cela se passe ? Vous n’êtes pas trop fatigué ?

Oui, mais je n’ai pas envie de le dire. Je nage dans le bonheur. Evidemment c’est fatigant, on en fait tellement que parfois on ne réalise pas à quel point c’est un bonheur. Dès qu’on a un peu de recul sur les choses, c’est un vrai bonheur de partir entre amis et d’aller chanter ses chansons. C’est fatigant mais très prenant et du coup ça donne de l’énergie.

Selon les régions, l’accueil du public est-il différent ?

Ce n’est pas que cela soit différent. C’est plutôt la fidélité qui change. Il y a un public très fidèle par exemple en Bretagne où le hasard a fait que l’on s’est retrouvés à faire plein de dates dans de petits endroits de la région bretonne et pas que dans les grandes villes Brest, Rennes ou Nantes.

Dans l’album Mi, pour chaque chanson vous mentionnez le lieu d’écriture. Pour quelle raison ?

C’est très important pour moi. Je trouve que l’on n’écrit pas pareil dans une ville, dans son lieu du quotidien que dans son lieu de vacances ou dans la nature, près de la mer. Le décor est différent. De même, on n’écrit pas de la même façon en hiver et en été. Il y a vraiment un accord avec les saisons qui influent sur la création, sur l’énergie. C’est pareil avec le lieu. Dans le Nord il y a quelque chose de plus rude, on est chez soi. Dans le Sud, on écrit plus aérien. On écrit différemment parce que notre humeur est différente. Quand on sait où le texte a été écrit, on le comprend mieux.

Derrière, le pseudonyme plantigrade, n’y aurait-il pas un subterfuge pour camoufler votre ascendance musicale et artistique ?

Si je n’avais pas un nom de famille connu, j’aurais quand même pris un pseudo. Parce qu’un pseudonyme, cela permet d’aborder les choses avec légèreté. Je n’arrive pas sur scène avec mon vrai nom, quand je signe un autographe non plus. Soyons un peu absurdes. Ours me fait prendre tout avec dérision, du recul. Se mettre en avant, avoir sa gueule sur une pochette de disque, c’est un peu pour rire, ce n’est pas la vraie vie : il faut prendre ça avec dérision et au second degré. Ce pseudo me permet de ne pas me prendre au sérieux et de tout prendre à la rigolade. J’aurais donc pris coûte que coûte un pseudo. Maintenant c’est sûr que cela me permet de camoufler ce nom. Jamais je n’aurais mis le nom Souchon parce que c’est un nom trop connu sur les disques.

Beaucoup de gens ne savent pas qui se cachent derrière le pseudo en écoutant le disque et aiment tout autant.

Ah, je suis très content parce que c’est ma démarche depuis le début. J’ai signé dans une maison de disques. Quand j’ai montré mes maquettes, ils ne savaient pas qui j’étais. Et ils ont voulu signer. Ils n’ont su qui j’étais que deux mois après. C’est une satisfaction personnelle qui, au final n’est pas très importante, c’est plus un caprice, mais qui m’a fait du bien. J’ai précisé à ma maison de disques que je tenais à faire connaître mes chansons, mon album sans jamais dire qui j’étais. J’ai fait réécrire une des biographies qu’il faut écrire parce qu’il y avait écrit plein de fois Souchon. Je veux que les gens écoutent la musique d’un gars de 28 ans qui fait des chansons, avec un avis pur, comme on écoute les autres chanteurs. C’est une info qui interfère les oreilles.

Quelle est votre constellation préférée : la Grande ou la Petite Ourse ?

La Grande Ourse. J’appelle les musiciens : l’orchestre de la Grande Ourse. Puis finalement on voit vraiment la casserole quand on est dans un champ. La petite il faut la chercher. Voyons grand, voyons grand ! (rires)

Des vacances en perspective ?

Les prochaines vacances ? Je ne sais pas du tout, puisque dès que je serai en vacances je vais écrire. La notion de vacances n’existe pas vraiment. Bien sûr je vais m’aérer la tête. En ce moment je suis à Arles, je fais un concert ce soir donc je ne suis pas en vacances, mais en même temps le fait d’être à Arles et de faire de la musique, c’est un peu les vacances. C’est bizarre. Les vraies vacances, ce sera pour janvier prochain quand je n’aurai vraiment rien, rien, rien, mais je me mettrai à écrire des chansons. J’ai déjà pas mal d’idées en tête.


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