Une explosion a partiellement détruit la caserne de Legutio (Araba) dans la nuit de mardi à mercredi. L’attentat a tué un garde civil, Juan Manuel Piñuel Villalon, et en blessé quatre autres qui se trouvent actuellement dans un état "raisonnablement satisfaisant", a ajouté le ministre de l’Intérieur espagnol, A. Rubalcaba, s’exprimant après avoir rendu visite aux blessés et s’être déplacé sur les lieux de l’explosion à Legutiano.
Deux véhicules ont été utilisés au total. Une fourgonnette avec 300 kilos d’explosif a été laissée devant la caserne peu avant d’exploser, aux alentours de 3heures du matin, tandis que le commando prenait la fuite à bord d’une voiture retrouvée une heure après par la police basque.
Rubalcaba a précisé que l’attentat avait suivi le même mode opératoire que celui utilisé contre une caserne de la garde civile, le 24 août 2007 à Durango (Bizkaia) et qui avait fait des blessés. Le groupe armé voulait "commettre un massacre" mais "a échoué, même s’il a tué une personne", a indiqué le ministre, précisant que 29 personnes se trouvaient dans la caserne, dont cinq enfants et une jeune fille de 18 ans, au moment de l’explosion, a indiqué M. Rubalcaba. Le chef du Gouvernement, J.L. Rodriguez Zapatero a assuré, après avoir rendu visite aux familles des victimes, que "la liberté vaincra le fanatisme assassin".
L’Etat français s’est aussi exprimé et a condamné avec "la plus grande fermeté" l’attentat, soulignant qu’elle ne laissera "aucun répit" sur son territoire à l’organisation basque ETA qui en est l’auteur présumé, a annoncé mercredi le ministère des Affaires étrangères.
Coup dur pour Espilondo
Jean Espilondo a rendu publique sa solidarité et a condamné "ces méthodes barbares". Il a déclaré: "C’est un nouveau coup dur pour la paix et la démocratie que nous souhaitons tous aujourd’hui pour le Pays Basque".
Pour sa part, l’association Cap Vivre Ensemble exige la condamnation de cet acte par les autorités espagnoles et françaises et par Abertzaleen Batasuna. Par contre, "de Batasuna, bras politique de l’ETA et de ses satellites, nous n’attendons rien", a déclaré l’association.