Une défense massive des services publics attendue ce matin à Bayonne
·Le mouvement de protestation local démarre à Bayonne devant la Bourse du Travail à 10h30 et s’annonce massif
Au moment de lire ces lignes, il y a de fortes chances que les rues de Bayonne grondent. Une manifestation démarre à 10h30 devant la place Sainte-Ursule, en face de la Bourse du Travail, pour protester contre la dégradation annoncée du service public.
CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA ont tous appelé à une mobilisation qui s’annonce de grande envergure.
C’est principalement le projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels des fonctionnaires qui a déclenché l’ire des syndicats. "C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique, 35 000 à 40000 emplois par an, en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques" dénoncent-ils dans un communiqué commun.
Les syndicats ont demandé le retrait de ce projet de loi depuis le début, mais il a déjà été validé par le Conseil des ministres et est en cours d’examen au Sénat.
"Où est la qualité ?"
Tout le service public est en grève ce matin, mais c’est bien sûr l’éducation qui tient le rôle vedette. Il faut s’attendre à une mobilisation massive des enseignants contre la suppression de plus de 11200 postes dans les collèges et lycées de France. Dans les Pyrénées-Atlantiques, ces chiffres s’élèvent à 16 suppressions dans le premier degré, 60 dans le second, 9 dans l’enseignement professionnel, sans compter plusieurs dizaines dans l’administration, à l’Inspection académique et dans les établissements.
La plupart des syndicats du milieu ont appelé à manifester : SE-UNSA, du SGEN-CFDT, SNES-FSU, de SN FOLC pour les enseignants, FCPE pour les parents d’élèves, ainsi que les élèves élus, délégués, et membres de la Coordination étudiante et lycéenne. Autant dire tout le monde, surtout lorsque les Snalc-Csen (syndicats du secondaire traditionnellement de droite) et la Fep-CFDT (enseignants du privé) rejoignent le mouvement.
Effectifs en hausse, options en baisse, suppressions de postes, classes nombreuses, heures supplémentaires... "Nous nous demandons où est la qualité recherchée par Monsieur Darcos. Les prévisions académiques sont en contradiction avec le discours du ministre" gronde-t-on à Cassin.
La présence des étudiants dans les rangs des manifestants devrait être en revanche moins remarquable, en cette période de révisions avant les partiels du printemps.
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