15 mai 1903 il y a 105 ans:
L'exode : On lit dans la presse républicaine : "Les populations espagnoles de la frontière, font un accueil plutôt froid et réservé, aux moines quittant la France pour ne pas se soumettre aux lois générales dont le gouvernement leur impose le respect. Comme presque toutes les congrégations ont l'espoir de rentrer de nouveau, sous un régime plus tolérant, ne serait-ce que par infiltration, leur premier soin est de s'établir à courte distance. Elles ont loué tous les immeubles disponibles, ayant quelque importance entre la Bidassoa et l'Oria. C'est une constatation faite par les feuilles de Saint-Sébastien, non sans quelque amertume, car, dit l'une d'elles, nous allons trouver des moines français jusque dans nos "pucheros"...
Les municipalités se préoccupent aussi de cette invasion inattendue, et se mettent en garde contre les troubles qu'elle peut produire, dans le régime économique de leurs communes. De son côté, l'administration provinciale est disposée à ne pas tolérer les quêtes à domicile, interdites d'ailleurs par les règlements et sous ce point de vue, les ordres mendiants ne seront pas heureux en Guipúzcoa. Les ordres contemplatifs ou paresseux ayant des ressources, n'auront pas à redouter les tracasseries administratives ; mais il faudra d'abord qu'ils justifient ces ressources et paient l'impôt proportionnel sur les revenus. Leur nationalité étrangère ne les dispense pas de cette obligation."
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