Après les élections générales du, les contradictions internes des partis "démocratiques" sont sortis à la lumière. Des contradictions jusqu’à lors latentes, mais qui se manifestent maintenant. Nous avons pu le vérifier dans le PNV, entre le secteur "souverainiste" gipuzkoar, dirigé par Joseba Egibar et le secteur "autonomiste" officiel, majoritaire en Biscaye, avec Urkullu à la tête.
L’actuelle coalition de gouvernement (avec EA et IU-EB) lui semble inconfortable à ce dernier secteur, et fait tout pour la faire échouer et pour passer à une nouvelle alliance avec le Parti Socialiste. Nous avons la preuve dans la collaboration qui s’est établie entre ces deux partis pour déloger ANV des conseils municipaux qu’il possédait.
Mais, aussi les contradictions se manifestent à l’intérieur d’EA; son secteur gipuzkoar s’incline de plus en plus devant le PNV. Quant à IU-EB, les contradictions ont fortement surgi. Il doit faire face à un secteur dénommé "critique". Cette tendance s’oppose à la direction de Madrazo et a remis en cause sa participation dans le gouvernement de Gasteiz.
Dans ce contexte d’approfondissement de la crise politique des partis institutionnels, a lieu une forte recrudescence de la répression. L’emprisonnement de la maire d’Arrasate par ordre du juge B. Garzón en est l’exemple. L’application de la "doctrine Parot" à Fernando Etxegarai, qui avait été libéré après avoir accompli la totalité de sa condamnation, la fermeture du siège d’ANV de Portugalete et celui du gaztetxe de Barakaldo, avec l’arrestation de cinq jeunes sous l’accusation de terrorisme.