A Mendi, le montage a commencé
·Depuis jeudi dernier, plusieurs dizaines de bénévoles préparent le site qui va accueillir, pour la dernière fois, le festival EHZ
Il faut bien une dizaine de jours aux organisateurs d'Euskal Herria Zuzenean pour mettre en place les infrastructures du festival: barrières, chapiteaux, scènes, bars, planchers, cuisine, acheminement de l'eau et de l'électricité...
Un sacré chantier ! Heureusement, l'organisation est bien rôdée et les bénévoles, une fois de plus, ont répondu présents. Cette année, quasiment toutes les inscriptions se sont faites par internet.
Le gros des troupes est attendu vendredi soir, à l'ouverture du festival, et jusqu'à dimanche.
Les filles de Garazi
Elles s'appellent Elorri, Aña et Elena, elles ont 19 ans et viennent de Saint-Jean-Pied-de-Port. Depuis quatre ans, elles sont bénévoles pendant le festival mais cette année, elles ont décidé de venir aider au montage.
"On savait qu'ils avaient besoin de monde avant le week-end, alors on est venues. Ce matin, on est allées chercher du matériel et maintenant on installe des planchers de bois dans les chapiteaux", expliquent-elles.
Au volant du Manitou, une jeune fille déplace des palettes en bois. Une équipe féminine qui n'a pas peur d'effectuer des travaux physiques.
À partir de vendredi, Elorri, Aña et Elena vont commencer les tours de 4 heures, en alternance avec plusieurs centaines de bénévoles qui vont les rejoindre : "On s'est inscrits par groupe de dix comme ça, on travaille ensemble, entre amis. C'est une ambiance vraiment sympa, et puis ce qui nous plaît c'est l'esprit militant et alternatif de ce festival".
Durant tout le week-end, les bénévoles tournent entre plusieurs postes : les entrées, le service dans les buvettes et les stands, la préparation des sandwichs, la circulation dans le parking mais aussi le nettoyage. Les organisateurs attachent une importance toute particulière à la gestion des déchets et à la remise en état du site, un champ agricole prêté par un éleveur.
Kakoï en cuisine
Ce n'est pas tout de faire venir des volontaires pour l'organisation d'un tel événement, il faut ensuite les faire manger. Cela fait plusieurs années que Kakoï est responsable des repas des bénévoles et du staff d'organisation.
"La cuisine est le premier chapiteau qui est monté, explique-t-il. C'est le poste qui doit être opérationnel dès le début". Kakoï est présent sur le site pendant près de 15 jours, depuis le montage jusqu'au nettoyage.
Pendant le festival, il doit prévoir entre 400 et 450 couverts minimum pour chaque repas. Il est épaulé pour cela par une douzaine de personnes, des habitués, précise-t-il. "On arrive à s'échapper à tour de rôle pour s'imprégner un peu de l'ambiance du festival. Mais en réalité, on ne voit pas grand-chose des concerts !".
Néanmoins, les échanges humains sont tout aussi enrichissants et il règne en cuisine une ambiance particulière : "Ici, je vois défiler tous les bénévoles, c'est très chaleureux. Il y a toujours quelqu'un qui vient me proposer un coup de main ou tout simplement faire une pause et discuter, c'est vraiment convivial". Le festival ouvre ses portes au public vendredi 27 jusqu'au dimanche 29 juin.
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