Eurorégion: les écarts sont à la baisse entre les trois territoires
·L’étude de la CCI dresse une carte d’identité économique et sociale des territoires de l’eurorégion
La CCI passe au peigne fin les données statistiques de l’eurorégion Aquitaine-Euskadi-Nafarroa
"Eurorégion Aquitaine-Euskadi-Nafarroa" l’étude de la chambre de commerce et de l’industrie de Bayonne (CCI) s’intitule sobrement. Or, l’entreprise établie par la CCI est conséquente. Un cahier de 40 pages, dressant les réalités économiques, démographiques, sociales... des trois territoires composant l’eurorégion : l’Aquitaine, l’Euskadi et Nafarroa.
De la démographie (territoire, population) aux conditions de vie, en passant par les grands indicateurs économiques (performance, commerce extérieur...), ou par l’analyse de grands secteurs (agriculture, services, industrie, commerce, tourisme...), l’étude fait le point sur tous les domaines caractérisant les forces, faiblesses, signes d’identité des territoires de l’eurorégion. L’étude est en vente (20 euros), et le Journal du Pays Basque dresse le bilan des principaux résultats.
Des territoires divers
En superficie, l’eurorégion est constituée d’un géant (l’Aquitaine avec 41 308 km2) et de deux nains (Euskadi 7 235 km2 et Nafarroa 10 421 km2). Cependant, la communauté autonome d’Euskadi est très densément peuplée avec 295 habitants au km2 contre 75 en Aquitaine et 58 en Nafarroa.
Des richesses qui s’accentuent
Question richesses, le solde est positif, et les écarts entre les territoires ont diminué. Ainsi, il y a peu d’écarts entre les revenus disponibles bruts (16 795 euros en Aquitaine, 15 875 en Euskadi et 15 897 en Nafarroa pour l’année 2004). De plus, alors que de 2001 à 2004 le revenu a augmenté de 8,3% en Aquitaine, la hausse a été de 18,2% en Euskadi et de 16,5% en Nafarroa.
Même constat côté création de richesses. Si les PIB par habitant (richesses créées par habitant) sont similaires en Nafarroa et Aquitaine, c’est en Euskadi qu’il est le plus important, avec une évolution à la hausse sensible (+15,4% de 2003 à 2005).
Côté structures des richesses, si en Aquitaine les services représentent 75% de la valeur ajoutée, en Euskadi et Nafarroa l’industrie a une place importante avec 30% et 28,8% de la valeur ajoutée respectivement.
Au niveau de l’emploi, le taux de chômage le plus bas se trouve en Euskadi avec un taux en 2006 de 4,1%, contre un taux de 8,8% en Aquitaine, 5,3% en Nafarroa, ou 8,1% au Pays Basque nord.
Transports : les pôles Bilbao et Bordeaux
Côté transports, le poids des deux grandes métropoles Bilbao et Bordeaux se fait sentir. Les aéroports de Loiu (Bilbao) et de Bordeaux enregistrent les plus gros trafics de passagers (3 876 000 et 3 255 000 respectivement).
Côté transport portuaire, le port de Bilbao s’affirme comme le poids lourd de la région avec 67,7% du trafic de marchandises des ports de la région et une progression de son trafic de 31% entre 2003 et 2006.
L’eurocité à l’étude de Hemen et Gaindegia
Mercredi prochain, l’association Hemen Elkartea, et l’observatoire économique et social du Pays Basque Gaindegia vont présenter trois études réalisées dernièrement. La présentation aura lieu à 16h30 à l’IUT de Bayonne.
Les trois études ont pour but d’analyser les phénomènes de mobilité des jeunes du Pays Basque, et d’y comprendre les raisons à ce phénomène. Pour ce faire, Gaindegia et Hemen Elkartea ont analysé plusieurs aspects pouvant expliquer la mobilité des jeunes. Tout d’abord, la première étude s’est attelée à l’analyse de la mobilité des travailleurs au sein de l’eurocité Bayonne-Donostia.
La deuxième étude, quant à elle, analyse les trajectoires professionnelles de plusieurs jeunes qui vivent au Pays Basque nord. Cette étude qualitative a été réalisée par des sociologues et des étudiants en sociologie originaires du Pays Basque nord.
Enfin, les précédentes études seront complétées par une troisième. En effet, la conférence publique de mercredi prochain présentera une photographie statistique concernant le marché du travail des communes englobées par l’eurocité.
La conjugaison de ces trois études permettra de s’interroger sur les raisons poussant les jeunes du Pays Basque à la mobilité, que ce soit au niveau académique, ou au niveau professionnel.
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