Le projet de loi sur la consultation franchit une étape à Gasteiz
·Le groupe indépendantiste avec une voix pour, rompt l’équilibre entre le oui et le non
Comme prévu, le Parlement de la Communauté Autonome Basque (CAB) a voté favorablement pour le projet de loi afin de convoquer une consultation, grâce à une voix d’EHAK.
Le projet a obtenu 34 voix pour (22 du PNV, 7 de EA, 3 de EB-IU, une d’Aralar et une autre d’EHAK) face aux 33 voix contre (18 du PSE-EE et 15 du PP) et sept abstentions (les huit autres membres d’Ezker Abertzalea, déduction faite d’une parlementaire pour congé de maternité). Le plan prévoit l’organisation d’une consultation populaire sur les trois provinces de la CAB (Gipuzkoa, Araba et Bizkaia) le 25 octobre 2008.
Les deux questions que M.Ibarretxe entend soumettre aux citoyens pour régler, selon lui, le problème basque sont les suivantes :
Première question
-1: "Êtes-vous d’accord pour soutenir un processus de fin négociée de la violence si l’ETA manifeste au préalable, sans équivoque, sa volonté de mettre fin définitivement à la violence ?"
Deuxième question
-2: "Êtes-vous d’accord pour que les partis politiques basques, sans exclusions, entament un processus de négociation pour parvenir à un accord démocratique sur l’exercice du droit à décider du peuple basque, et que cet accord soit soumis à référendum avant la fin de l’année 2010 ?"
Le président de la CAB a signalé que la journée du 27 juin "restera écrite dans l’histoire" et dans son "c¦ur". Il a également relevé que son initiative était "légitime, légale, démocratique, opportune et innovatrice". La loi qui a été votée hier au Parlement de Gasteiz prévoit que M. Ibarretxe convoque le 15 septembre prochain la consultation qui devrait avoir lieu le 25 octobre. Le document prévoit une campagne électorale similaire aux élections du Parlement.
Mais c’est une prévision qui a été faite sans compter sur l’exécutif espagnol. En effet, le gouvernement a confirmé vendredi qu’il saisirait au plus vite le Tribunal constitutionnel pour bloquer la consultation, jugeant l’initiative "clairement anticonstitutionnelle". "Nous n’attendrons pas un seul jour pour mettre en marche ce mécanisme" a indiqué la numéro deux de l’exécutif socialiste, Maria Teresa Fernandez de la Vega.
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