Sports - Rugby
La victoire comme seule alternative

04/10/2008
Biarritz, vexé par deux défaites de rang autant qu'un classement anonyme (9e du Top 14), doit entamer aujourd'hui (14 h 30), contre un Montpellier aux dents longues, le redressement qui seul peut lui éviter une nouvelle saison de désillusions, ou de psychodrames.
La défaite à Clermont (32-6) par moments spectaculaire (quatre essais en un tourbillon de 20 minutes), venant après la pâle sortie à Dax (30-18), a bloqué le compteur du BO à 12 points - déjà à 14 points du leader - après une décente en début de championnat. Et provoquer, déjà, remise en cause et mise au point.
Rien ne sortit d'une réunion d'explication dimanche autour de l'homme fort du club Serge Blanco, sinon la certitude d'une pression accrue -un ultimatum n'a pas été confirmé- sur le staff pour des résultats rapides, dans un club qui vécut bien mal en 2007-08 sa première absence des demi-finales en quatre ans, à l'image du départ amer du co-entraîneur Patrice Lagisquet en juin.
Où est passée la défense du BO ?
Du label défensif que celui-ci conféra au BO, il a beaucoup été question récemment, avec les 14 essais encaissés en six matches : une hérésie au BO, longtemps porté (titres 2005, 2 006) par sa défense, une des meilleures du Top 14. Mais qui flanche cette année, juste quand l'attaque semblait renaître... «Cette semaine musclée, avec deux séances en opposition, on a travaillé la défense, il y avait des choses à revoir», convient Imanol Harinordoquy, un des tauliers qui ont assumé lors des derniers jours agités. «La situation n'est pas catastrophique, mais il faut réagir de suite pour avoir des ambitions».
L'ambition, elle vient en grimpant à Montpellier. Les Héraultais (4e) arrivent sans pression à Aguiléra après une semaine de stage dans les Landes, d'autant plus douillette que nourrie d'une victoire avec style à Mont-de-Marsan (22-16, mais surtout trois beaux essais à un). Un «coup» à Biarritz, toujours privé de Yachvili (genou) mais qui récupère Noirot et Vahafolau devant, est résolument dans la tête des Montpelliérains, qui pour leur part retrouvent Picamoles en 3e ligne. Est-ce pour autant dans leurs moyens de puissance émergente ?




