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Sports - Rugby

La saveur particulière d'un derby de rugby

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04/10/2008

Marc Dufreche

Saint-Jean-de-Luz face au Boucau-Tarnos, voilà une affiche qui sent bon le derby. Une rencontre pour la suprématie au Pays Basque dans cette poule 6 de division Fédérale 1. Un match qui va assurément drainer bon nombre de spectateurs du côté du Pavillon Bleu demain à 15 h 30.

L'intensité d'un derby se mesure au nombre de kilomètres entre les deux villes, mais aussi au nombre de relations qu'il existe entre les membres des deux clubs. 35 kilomètres entre les forgerons et les corsaires, des entraîneurs qui ont été proches par le passé, des joueurs collègues de travail du côté de Dassault ou Turbomeca, d'autres passés sous les deux bannières ... il est incontestable que ce SJLO-BTS, pour faire court, va se vivre intensément. L'habituel si paisible stade du Pavillon Bleu de Saint-Jean-de-Luz raisonnera demain de passion.

Un moment privilégié pour les hommes en noir du duo d'entraîneur Vincent Etcheto et Alexandre Mot comme pour ceux rouge et vert du duo Beñat Daguerre et Jean-Marc Larroucau. «C'est pour des moments comme ça que l'on s'entraîne, c'est excitant de jouer St-Jean, enfin un derby», raconte Alexandre Mot, l'entraîneur boucalais. Dans une carrière, hormis les épisodiques phases finales, ils sont rares ces moments où l'on sent une vraie pression populaire poussée derrière soit. Alors joueurs comme entraîneurs veulent bien supporter une semaine un peu pesante. Pas une discussion, pas un coup de téléphone, pas une remarque ne finit par un petit mot sur le derby de fin de semaine. «ça chambre» à Dassault pour les Boucalais, des sms sont envoyés entre futurs adversaires... Alors forcément qu'on le veuille ou non, cette simple rencontre de Fédéral 1 de rugby se transforme comme par magie en une confrontation si particulière.

Pression de dernière minute

Beñat Daguerre, l'entraîneur luzien, affirme, pour sa part, que du côté de son équipe «il n'y a pas plus de pression parce que c'est le Boucau». Avec son expérience au Biarritz Olympique, Beñat Daguerre est rompu à la pression du haut niveau, et naturellement il considère cette rencontre comme une autre. Mais l'entraîneur luzien sait aussi que pour ses jeunes joueurs moins expérimentés, la pression peut venir d'un coup, «lorsqu'ils verront que pour une fois il y a plus de 100 personnes au stade».

Un derby est si spécial, entouré de tant de facteurs insaisissables, que l'issue est déterminable à l'avance. Et ce quelle que soit la différence de niveau entre les deux opposants. La saison dernière, qui aurait dit que Nafarroa, peu en forme à l'époque, serait venu s'imposer au Pavillon Bleu devant un SJLO alors en période faste ? Surtout pas les Navarrais eux-mêmes.

A ce propos, et selon Beñat Daguerre, le SJLO a pris la fâcheuse habitude de perdre contre un promu à domicile. «L'an dernier c'était Nafarroa, et il y a deux saisons, c'était Orthez qui étaient venu nous battre à Saint-Jean». «Cependant on s'est chaque fois qualifiés pour le Jean Prat».

Sportivement, le SJLO part une nouvelle fois avec les faveurs du pronostic, même si le BTS débarque invaincu au Pavillon Bleu, deux matchs, deux victoires. L'expérience du groupe rouge et vert y est supérieure. «On sait qu'ils seront morts de faim, à nous de prendre le match par le bon bout», dit Beñat Daguerre qui se sait favori. Alexandre Mot, dans le camp adverse, joue la modestie du petit poucet pour mieux surprendre : «nous allons voir ce qu'est une belle équipe de Fédérale 1, notre objectif c'est d'abord le maintien».

Les deux équipes affichent le même profil : des avants mobiles, des trois-quarts rapides et inspirés et des entraîneurs adeptes du jeu libre. Bousculés devant, lors des deux premières rencontres de championnat, Luziens et Boucalais s'en sont sortis grâce à leur mobilité et leur vitesse.

 

Petru Balan signe au SJLO mais ne jouera pas face au BTS

Le Saint-Jean-de-Luz Olympique a enregistré une recrue de poids cette semaine avec la signature du pilier international roumain et ancien joueur du Biarritz Olympique, Petru Balan. Ce dernier était au chômage depuis que le club anglais de Northampton avait annulé son transfert pour des problèmes médicaux. Balan a de nouveau sa licence pour évoluer au poste de pilier et il jouera désormais en première ligne au SJLO. D'un commun accord avec le club, Balan sera libre dans le cas où un club professionnel ferait appel à lui en tant que joker médical. Le pilier roumain ne sera pas du derby demain face au BTS. Dommage car cela aurait eu en face Manu Ménieu, lui aussi, ancien pilier du BOPB.

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