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Pays Basque

Les élus ne signent toujours pas de chèque en blanc pour la LGV

21/11/2008

Goizeder Taberna

Cette réunion devait permettre la signature du protocole de financement de la LGV Sud Europe Atlantique, au départ, mais au cours des dernières semaines, les élus locaux ont montré qu'ils n'étaient pas prêts à signer n'importe quoi. Effectivement, la rencontre entre le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau et les représentants des 55 collectivités territoriales concernées par le projet, à Bordeaux, a fini par prolonger les négociations et retarder la signature.

A l'issue des discussions, les institutions locales se sont engagées à faire délibérer leurs assemblées sur le protocole proposé. Elles devront le faire d'ici le mois de janvier, une fois que le ministre leur aura présenté un nouveau document. Ce dernier «va tenir compte de toutes leurs remarques», a-t-il précisé.

Cependant, Jean Grenet, le président de la CABAB, ne se contentera pas de cela. «Nous sommes tous d'accord pour payer, mais ils restent encore quelques ajustements». Pour sa part, il défendra sa position jusqu'à fin 2009, jusqu'à la fin de l'étude de RFF qui déterminera le tracé de la ligne et l'emplacement de la seconde gare. En attendant, il a commandé une étude à l'agence d'urbanisme pour faire une proposition sur ces points.

Pressions sur l'Etat et l'UE

Le président de la CABAB fait durer la pression sur l'Etat et compte financer uniquement le tronçon Tours-Bordeaux, sans donner de «chèque en blanc» pour la partie qui va rejoindre le Gipuzkoa. Ainsi, les élus locaux vont essayer d'augmenter la participation de l'Etat, RFF et l'Union européenne.

«Nous voudrions profiter des 500 millions d'euros non utilisés qui font partie du budget des transports», explique J. Grenet. C'est que les temps ont changé... «Nous avons connu des époques où l'Etat et l'Union européenne finançaient seuls ce type d'infrastructures», selon Max Brisson, (voir Libres opinions). Cependant, l'élu biarrot et représentant de l'UMP approuve la position du président du Conseil général, J. Castaing, lorsqu'il propose de s'engager sur une autre clé de répartition.

Limité à 53 millions d'euros

En effet, à la session plénière d'hier, l'assemblée a voté pour une participation financière de 53 millions d'euros concernant le tronçon Tours-Bordeaux. Jean-Jacques Lasserre, en tant que président du groupe Force 64 s'en est vu satisfait.

Avant fin janvier, les collectivités devront adopter ce protocole de financement. A partir de ce moment-là, «on saura quelle est la participation des collectivités et on pourra engager le dialogue avec les concessionnaires», selon le secrétaire d'Etat. «L'objectif est que d'ici fin 2009-début 2010», lorsque le concessionnaire aura été choisi, on signe «la convention de financement finale à l'euro près avec chaque collectivité».

inprimatu